Bio

Modou Gaye chanteur soufi

Modou Gaye cherche depuis une vingtaine d’années à sauvegarder et à transmettre, pour les partager avec le monde, une éducation artistique et une spiritualité qu’il tient notamment de son père, Imam Sakhir Gaye.

Il appartient à la confrérie Layène, famille sénégalaise particulièrement réputée pour son fort esprit religieux. Il est le fils de l’illustre Muqaddam Serigne Sakhir Gaye, et petit-fils de Cheikh Gibril Gaye, Muqaddam et conseiller de Limamoul Mahdi. Son éducation spirituelle et artistique a commencé dès l’enfance. Il fut amené à diriger des dahiras (choeurs) à partir de l’âge de 11 ans.

Saisi par la grâce d’une intuition naturellement venue d’une spiritualité issue de la synthèse de cultures et de religions diverses, Modou a trouvé dans le Soufi Jazz  les moyens de représenter partout son père et maître, sans pour autant renoncer à d’autres influences (Miles Davis, Marvin Gaye).

Son concept musical est une quête de la « musique silencieuse» dont le but ultime est d’arriver à l’harmonie qui prévalait au début de l’univers. Modou Gaye est un munchid (chanteur soufi) qui a traversé beaucoup de frontières à la recherche de son art et de la réconciliation universelle de la musique religieuse et de la musique tout court.

Sa quête l’a mené du Sénégal où il est né, en Égypte où il a approfondi ses études religieuses et côtoyé de célèbres musiciens orientaux et internationaux, au Qatar, à Djibouti, en Ethiopie, Suisse, Allemagne, Suède, France, Danemark, etc.
Il a réalisé deux albums en 2002 intitulés respectivement «El Jawi» et «Sufi Songs» distribués en particulier en Europe. En 2007 est paru un documentaire intitulé «Modou, le joueur de Hang» réalisé par Mino Dutertre, projeté dans plusieurs festivals à travers le monde (pour plus de détails voir la page CV de ce site). L’album « Sindidi » sort en 2010, dont le morceau éponyme est inclus dans la 2e édition de la compilation « The Rough Guide to Sufi Music » (2011).

Au Sénégal, Modou Gaye souhaite humblement participer à l’émergence d’un  pôle de musique et de culture soufi dans le secteur culturel local, avec par exemple l’instauration  d’une Sufi House, ou encore d’un Orchestre National Soufi qui se nourrirait des chants religieux des différentes confréries musulmanes sénégalaises.